Rallumer les étoiles

06 décembre 2016

# 171 Et je danse, aussi, # 172 Mes amis devenus, Jean-Claude Mourlevat

Je ne connaissais pas cet auteur et je l'ai découvert dans un colis arrivé pour mon anniversaire. C'était déjà un petit évènement en soi: il faut savoir qu'avec Stéphanie on ne s'offre JAMAIS nos cadeaux d'anniversaire à l'heure. Ce qui a l'avantage d'être souvent un coup de coeur du moment, même si c'est avec trois mois de retard. 

Bref, j'attaque donc Et je danse aussi écrit en collaboration avec Anne-Laure Bondoux. L'idée de départ est sympa - une correspondance inattendue entre un auteur et une lectrice - et l'écriture fluide, cependant je trouve l'intrigue improbable. En réalité ce qui nuit à la crédibilité c'est la co-écriture: les auteurs valorisent au travers du récit et de manière exagérée la qualité d'écriture de l'autre. De fait j'ai eu du mal à entrer totalement dans la correspondance et à passer outre leur exercice de style, trop visibles dans ces compliments.

Et je danse_aussi

Résultat? A cause de cette lecture en demi-teinte j'ai remis à plus tard le second roman Mes amis devenus. Il était bien visible sur ma table de nuit et attendait que son heure arrive. Vendredi soir, fin de semaine, moins mille degrés dehors, l'anniversaire de Stéphanie le lendemain (et si vous voulez savoir j'ai moi aussi été à l'heure pour son cadeau, applaudissements!) : parfait timing.

Mes_Amis_Devenus

Quelques instants avant des retrouvailles entre amis de jeunesse le narrateur se souvient de son enfance et de son adolescence dans le Puy de Dôme. Ces deux premiers tiers du roman sont absolument dans l'esprit "feel-good book", c'est drôle et bien vu. On reconnaît des parties autobiographiques et je me projette d'autant plus dans cette histoire que l'auteur décrit une époque et une région dans laquelle ma mère a grandit. Je l'imagine tout à fait dans ce groupe d'amis, en internat où elle a rencontré ensuite mon père... La dernière partie sur les retrouvailles est un peu moins bien, un peu trop comédie sentimentale à mon goût mais le récit reste rythmé. J'ai plié le bouquin en 24 heures. Et je sais à qui je vais le prêter en premier.

Enfin, une dernière remarque: ce sont deux livres tout à fait accessibles aux adolescents, Jean-Claude Mourlevat est d'ailleurs reconnu pour ses écrits en littérature jeunesse. 

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27 novembre 2016

# 170 Petit Pays, Gaël Faye

De Gaël Faye je ne connaissais ni ses chansons ni son histoire. J'ai découvert son nom avec l'effervescence de la rentrée littéraire et c'est Le masque et la plume qui m'a donné envie de le lire (quatre liens en deux phrases, moi je dis Bravo!).

Petit-Pays_Gael-Faye

Le thème de son premier roman qui puise son inspiration dans sa propre histoire n'est pas aisé puisqu'il s'agit du génocide rwandais. Pourtant il se lit très facilement, le ton léger du narrateur, un enfant d'une dizaine d'année, donne un air naïf au récit alors qu'en contraste la montée progressive de la violence envahit peu à peu son univers. La maîtrise de l'intensité dramatique est particulièrement remarquable, on a réellement la sensation que la guerre percute l'insouciance de l'enfance. A l'heure d'une période pré-électorale les débats politiques n'hésiteront pas à balancer statistiques et pourcentages sur les conséquences de notre ouverture sur le monde, ce roman nous rappelle que ceux qui demandent à être accueillis sur "notre" territoire ne sont pas des chiffres mais des victimes: des hommes, des femmes et des enfants qui fuient des conflits dont l'horreur dépasse l'entendement.

Ne serait-ce que pour cela ce roman n'a pas usurpé sa couverture médiatique.

PS:Pour expliquer la notion de réfugiés aux enfants, le dernier J'aime lire "Les trois étoiles" (N°479, décembre 2016) raconte le voyage d'une famille syrienne fuyant la guerre. Vous avez aussi Eux c'est Nous de Daniel Pennac.

 

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16 novembre 2016

# 169 Le dernier verre, Olivier Ameisen

le dernier verre

De ce livre je ne vous dirai pas grand-chose car les raisons qui m'ont amenée à le lire sont trop personnelles pour que je les dévoile ici. Pour la première fois, j'ai hésité à partager avec vous une lecture mais s'il aide un seul d'entre vous, alors cela justifiera mon impudeur. Nul besoin d’être alcoolique pour cela.

Si vous êtes sujets à des comportements de type compulsifs, que cela concerne l’alcool, la cigarette, la nourriture, le sport, les achats, que sais-je encore ;  et/ou si vous ressentez en vous quelque chose de l’ordre de l’angoisse ou de l’anxiété ; et/ou si vous êtes atteint du « syndrome de l’imposteur », si vous ne vous sentez pas toujours (souvent ?) à votre place, alors lisez-le. Ce livre ne vous donnera pas de réponse mais certainement des clés de compréhension ou simplement un accostage de quelques heures dans un port où vous ne sentirez plus seuls.  

Et puis, si vous n’avez rien de tout cela, eh bien lisez-le quand même! J'aurais aimé caser le mot "sérendipité" que j'aime tant, mais le hasard pèse si peu face à la lucidité et la ténacité d'Olivier Ameisen... Cette autobiographie a connu un retentissement exceptionnel: la réalisation de l'étude Bacloville permet en 2014 d'émettre une recommandation temporaire d'utilisation du Baclofène dans la lutte contre l'alcoolisme, en attendant l'autorisation de mise sur le marché qui devrait intervenir dans les semaines à venir. Malheureusement Olivier Ameisen, décédé d'une crise cardiaque il y a trois ans ne verra pas la consécration de ses travaux.

Ce livre est enfin un appel à la tolérance et à la bienveillance et signe la victoire de l’écoute (de soi et des autres) sur le silence. 

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14 novembre 2016

# 167 Un pedigree, # 168 Rue des boutiques obscures, Patrick Modiano

Au détour d’une conversation, j’ai réalisé que je n'avais jamais lu Patrick Modiano! J'en ai été la première étonnée, en dépit d'études plutôt littéraires je suis effectivement passée à côté du célèbre auteur, lauréat de nombreux prix, dont le Goncourt, le Nobel de littérature en 2014… J’ai donc pris le sujet très au sérieux et aiguillée par un article du monde tout à fait approprié ("Pour ceux qui ne se sont encore jamais plongés dans son écriture ») j’ai choisi de commencer par l’autobiographie de l’auteur avant de m'attaquer au roman primé par l'Académie Goncourt.

pedigree

Récit autobiographique de son enfance, le parti pris narratif est terriblement intelligent. C'est un répertoire de lieux, de personnes rencontrées, d'évènements racontés sur un ton monotone et s'apparentant à un inventaire à la Prévert. Et cela fonctionne: la juxtaposition d'éléments confus accentue le monde sans repère dans lequel a grandi Patrick Modiano. Le format très court de ce livre évite l'écueil de la lassitude et les dernières pages sur l'émancipation, l'entrée à la fois dans le monde adulte et dans sa vie d'auteur se terminent sur une note d'espoir.

Rue_des_boutiques_obscures 

Le point de départ était intéressant, surtout après avoir lu Un pedigree: un amnésique se met à la recherche de son passé. Je ne vais pas trop m'étendre sur ce roman que j'ai trouvé long. On y retrouve le style énumératif et le ton sec mais la durée et le genre du récit - c'est quand même une enquête- s'y prêtent beaucoup moins. J'ai la sensation de ne pas avoir compris ce livre, peut être faut-il être plus exercé au style de Modiano pour apprécier? Je me contenterai donc de dire que je n'ai pas pris de plaisir à cette lecture, ce qui est après tout le seul objectif de ce blog.

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08 novembre 2016

# 166 L'homme aux cercles bleus, Fred Vargas

Encore un livre issu de la sélection d'Alessandro Baricco -je vais peut-être faire une pause même s'il me reste encore beaucoup d’écrits à découvrir. Je n'avais jamais lu de Fred Vargas (à vrai dire je pensais même  que c'était une auteur américaine) et comme Baricco je lis peu de polars pour une raison qui me semble différente: j'aime retrouver dans mes lectures une sorte de résonance. Or dans un thriller, ce n'est heureusement pas le cas et à peine la dernière page lue, j'oublie l'histoire. Dans Une certaine vision du monde, il met en avant la qualité de l'écriture qui lui fait oublier le genre policier, ce qui a suffit à me convaincre, un jour où je voulais une lecture "absorbante".  

homme+aux+cercles+bleus

 

L’homme aux cercles bleus propose une structure narrative inhabituelle pour ce type de roman, une première partie assez lente bien que fluide pose le cadre et l'intérêt de l’intrigue se met en place tardivement: des cercles bleus sont tracés sur les trottoirs de la capitale, encerclant un objet et signés d'une même phrase mystérieuse: "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?". J’ai été attirée par le fait que l’action se déroule dans les rues de Paris, et qui plus est dans des quartiers que je connais. Le suspense est maintenu jusqu’à la chute avec un rythme plutôt plaisant.

Non, le véritable problème pour moi se trouve du côté des personnages, sur lesquels le récit s'attarde avec trop d'insistante, tuant ainsi leur crédibilité en quelque sorte. J'ai découvert par la suite que c'est dans ce roman policier que se rencontrent de nombreux protagonistes chers à Fred Vargas, ce qui explique peut être cette sensation pesante. J’ai fait la connaissance de l’énigmatique commissaire Adamsberg et du capitaine Danglard, héros récurrents chez cette auteur, et en fermant le livre, tout en ayant passé un bon moment, je n’avais pas spécialement envie de les retrouver dans un autre roman. Je me suis faite la réflexion que je m’étais plus attachée aux personnages de Franck Thilliez par exemple. 

Anecdote marrante, toujours dans mes recherches post-lecture: Emmanuel Carrère a écrit le scénario de l'adaptation télévisée de ce roman (ce qui me donne envie de la voir, bien sûr).

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24 octobre 2016

# 165 Magellan, Stefan Zweig

Magellan_poche

Dans Une certaine vision du monde, je me souviens avoir souri à la formule adroite sur le style de Stefan Zweig et avoir été interpellée par les deux remarques d’Alessandro Baricco au sujet de son livre Magellan:

-       Qu’est-ce qui pousse un auteur juif à écrire en 1938 sur un sujet aussi éloigné des préoccupations du moment?

-       Séduit par l’ambiguïté de l'entreprise qui ne put se faire qu'au prix de nombreux compromis de Magellan et dont le résultat ne fut finalement pas à la hauteur de ce qui était attendu (découvrir une voie plus rapide vers les Indes), il nous invite à répondre à la question : alors, Magellan, gagnant ou perdant ? Bizarrement, ça m’a renvoyée au poème « Toujours » d’Apollinaire :

Perdre

Mais perdre vraiment

Pour laisser place à la trouvaille

Perdre

La vie pour trouver la Victoire

Tout cela je vous le précise parce que je viens de relire le chapitre qu’Alessandro Baricco lui consacre. En réalité, je n’avais plus cette analyse en tête lorsque je l’ai lu et je me suis laissée embarquer par une épopée hors du commun. L’auteur réussit à retranscrire le contexte économique, géopolitique et historique (l’introduction sur l’histoire de la marine marchande et de l’économie de la gastronomie est passionnante) tout en maintenant un récit dynamique. Rythmée par les péripéties de l’équipage, l’intensité dramatique se double d’une analyse psychologique crédible. Le tout respire un travail minutieux, trahi uniquement par la bienveillance de Stefan Zweig envers son personnage, un attachement et une admiration déjà remarquée dans la biographie de Marie-Antoinette mais plus légitime à mes yeux envers Magellan.

Bien qu'avertie par Baricco, j'ai été étonnée du plaisir pris à la lecture de Magellan, au point que je ne cesse depuis de conseiller ce livre à mon entourage, d'autant qu'il est disponible en version "poche". 

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26 septembre 2016

# 164 Mémoires sauvés du vent, Richard Brautigan

Parmi les cinquante livres commentés dans Une certaine vision du monde d’Alessandro Baricco, il y avait Mémoires sauvés du vent de Richard Brautigan. La grâce du titre est une raison suffisante pour le lire, vous ne trouvez pas ?

mémoires-sauvés-du-vent

"Je colle mon oreille au passé comme si c'était le mur d'une maison qui n'est plus" : l'auteur semble laisser parler le jeune garçon qu'il a été, comme un dialogue intérieur où l'imagination flirte toujours dangereusement avec la folie. Le caractère autobiographique de cette enfance placée sous le signe de la misère sociale et affective, entre désœuvrement et solitude, est troublant lorsque l'on sait qu’un an après la publication de ce livre qui ne rencontra pas de succès, Richard Brautigan se suicida.

Le ton ingénu et humoristique qui sied à l'âge du narrateur contraste avec la gravité des sujets, donnant au récit le même paradoxe, à la fois léger et profond. D’un propos social (« poussières d’Amérique » comme le scande l’auteur tout au long de son récit) et psychologique, poétique et drôle par son écriture, ce court récit inclassable se lit d’une traite. 

20 septembre 2016

# 163 Chanson Douce, Leïla Slimani

Il y a des livres que je ne peux pas lâcher, je me dis que je pourrais prendre le temps et prolonger ainsi le plaisir mais c'est plus fort que moi, je m'y plonge dedans à la moindre occasion. Lorsque se profilent la dernière page, le dernier paragraphe, la dernière phrase, j'éprouve un pincement au cœur : il me manque déjà. C'est ce qui s'est produit pour Chanson douce de Leïla Slimani, lu en une journée. Lorsque j’ai vu en bas de ma liseuse s’afficher le chiffre : « 176 pages lues sur 177 », je me suis sentie un peu orpheline.

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Il est dans la première sélection du Goncourt et s’il obtient la récompense, ce sera justifié, non pas en comparaison des autres que je n’ai pas lus, mais pour ses qualités littéraires et narratives : le second roman de Leïla Slimani est excellent. Les critiques unanimes du Masque et la Plume m’ont convaincue de le lire alors que le sujet est plutôt risqué : Myriam découvre en entrant chez elle que la nounou a tué ses deux enfants avant de tenter de se donner la mort. Pour des raisons très personnelles j’appréhendais cette première scène, mais l’auteur ne la surcharge pas et on se retrouve directement dans le questionnement qui constitue la trame de ce roman : qu’est ce qui a amené supernanny à accomplir ce geste monstrueux ? Au-delà de l’intrigue, Leïla Slimani met le doigt sur des sujets où je me suis sentie concernée : la conciliation de son rôle de maman avec ses autres activités, la gestion d’une relation de travail avec une personne à qui on confie notre enfant, préjugés et racisme cachés…

C’est une lecture hypnotique : l’écriture fluide, le style impeccable, la profondeur psychologique et sociale du récit nous embarque immédiatement, tout en connaissant dès les premières pages comment cela se termine. Un tour de force dû à mon sens à une parfaite maîtrise de la narration, dont la clé nous est, elle, révélée uniquement à la fin.

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14 septembre 2016

# 162 L'île, Robert Merle

On m’avait conseillé avec enthousiasme Robert Merle et notamment Malevil, mais c’est lorsqu’on m’a à nouveau parlé de cet auteur en me recommandant L'île que je me suis lancée : l’inspiration historique m’a plus attirée que la science-fiction.

Lîle-Robert-merle

Tout comme les révoltés du Bounty dont s'inspire ce roman, les marins du Blossom n’ont d’autre choix pour survivre que de s’isoler sur une île du pacifique, emmenant avec eux un groupe de Tahitiens. Les divergences sur l'organisation de cette nouvelle société créent rapidement des tensions... 

J'ai été parfois agaçée par le personnage central qui bénéficie d'une bienveillance un peu trop marquée de la part de l'auteur et la fin n'est pas très réussie. En contrepartie le récit est fluide et la lecture politique m'a rappelée la philosophie d'Hobbes. Reprenant à sa manière son pessimiste "l’homme est un loup pour l’homme", Robert Merle analyse la mise en place d’une nouvelle société, les dangers de l’inégalité, la nécessité d’une force politique respectée.  Un roman toujours d'actualité, où l’on voit que limiter ses libertés individuelles au nom de la liberté collective et du mieux-être général n’est pas une évidence. 

Cette mutinerie a inspiré d'autres auteurs et j'ai très envie de lire la version de Jules Verne, dont le traitement est forcément complètement différent et met sûrement plus l'accent sur l'aventure navale.

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09 septembre 2016

# 161 Génitrix, François Mauriac

Je crois que c'est grâce à Mauriac que j'ai eu envie de commencer ce blog. J'étais tombée sur La Robe Prétexte un peu par hasard dans la bibliothèque de Logrian et j'avais été époustouflée par la force du récit, l'écriture ciselée, un peu désuète et tellement poétique.

 genitrix

J'ai retrouvé tout cela dans le court roman Génitrix. Dans l’arrière-pays bordelais Fernand Cazenave, cinquante ans, vit toujours sous le joug de sa mère qui ne tolère aucune rivale. Le récit sans concession de la perversion de cette emprise maternelle surpuissante se révèle captivant : le drame se dessine ligne après ligne, implacable. Dans ce huis-clos parfaitement maîtrisé la psychologie des personnages, infiniment subtile, porte l'intensité dramatique à son apogée. C’est bien simple : Mauriac nous maintient jusqu’au bout au bord de l’asphyxie.

Cette narration terrible, qui m’a fait penser à une noyade, souligne avec d’autant plus de contraste la clarté et l’élégance de l’écriture mauriacienne. J’avais déjà parlé des auteurs qui nous accompagnent dans la vie, François Mauriac est de ceux-là pour moi. Lire Mauriac, c’est vivre un instant de bonheur et toucher du doigt la perfection, comme une évasion dans un jardin caché qui nous émerveille et nous étonne toujours par l’alliance de son évidence et de sa simplicité.

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