invisible

Alors là, difficile de parler de ce livre ! Je n’ai pas lu beaucoup de bouquins de Paul Auster, juste Brooklyn Follies il me semble, que j’avais beaucoup aimé. J’ai écouté l’auteur au salon du livre 2010 : de l’humour, très accessible… Alors quand ma Maman m’a proposé de me laisser en pension le « dernier Auster », je m’y suis jetée dessus.

Dès le premier chapitre on reconnaît les éléments autobiographiques : un poète, Adam, se voit offrir « la chance de sa vie » par Born, un mécène, disons... pervers.

L’originalité du roman réside dans la narration qui change au cours du roman (difficile d’en dire plus sans détruire l’intérêt du livre).

Jusque là tout va bien, j’aime bien quand les perspectives sont modifiées en cours de route, la remise en cause façon thriller : qui ment, qui dit la vérité ? Auster redistribue les cartes tout au long de son roman. Il y a l’écriture fluide, il y a New York, il y a des personnages bien travaillés.

Et puis badaboum ! Tout d’un coup je n’y crois plus. Trop de personnages, trop de coïncidences, et pour moi la dernière partie ne fonctionne pas du tout. Quel goût d’inachevé en refermant ce livre ! J’aurais tant voulu avoir le point de vue de Gwyn (la soeur d'Adam) hein, pourquoi Jim ne lui demande-t-il pas sa version de l’histoire ?!?

Une certaine déception donc, même si ça reste un roman sympa à lire.