Je continue ma lecture des prix collection automne 2010 avec le prix Medicis étranger 2010. C'est un peu une tradition avec mon Papa, on lance des paris avant, puis on lit 2 ou 3 lauréats ensuite, bref de bons moutons marketing! :-D

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Sukkwan Island raconte l'aventure un brin suicidaire d'un père, Jim, qui décide d'aller s'isoler avec son fils de 13 ans, Roy, sur une île quasi déserte de l'Alaska. Renouer avec son fils pour se retrouver lui-même? Car Jim, c'est avant tout un pauvre type esseulé, 2 mariages ratés et qui aurait dû se payer une bonne psychothérapie!

Il leur faudra survivre dans ce milieu terrifiant, et pourtant dès le départ on pressent que le principal danger ne viendra pas de la nature mais des hommes. L'auteur parvient à installer immédiatement une tension entre le père et le fils, et même après l'inexorable drame, le récit, loin de s'essouffler, trouve une nouvelle force.

Bouleversant et captivant.

La cabane était composée d'une grande pièce avec poêle et fenêtres et d'une arrière-salle, ou plutôt d'une salle de coté, sans ouverture sur l'extérieur mais équipée d'un grand placard.

On va dormir dans celle-ci, fit son père, dans la grande pièce, près du poêle. On mettra nos affaires dans l'autre.

Ils y portèrent l'équipement et ragèrent sur les étagères le matériel précieux qui devait rester au sec coûte que coûte. Ils déposèrent la nourriture et les conserves le long de la cloison, les aliments séchés dans des sacs plastiques au milieu de la pièce, leurs vêtements et leurs affaires de nuit près de la porte. Puis ils partirent ramasser du bois.

Il nous faut du bois mort, dit le père de Roy. Mais il ne sera pas sec, alors il faudra peut-être se contenter d'en rassembler un petit tas qu'on rentrera, et ensuite on construira un abri contre le mur arrière de la cabane.

Ils avaient emporté des outils, mais Roy avait le sentiment que son père improvisait en chemin. L'idée qu'il n'ait pas pensé à l'avance au bois sec effrayait Roy.