Finalement, dans mon quotidien, j'ai peu l'occasion de parler de bouquins. Ca m'arrive parfois, je teste le sujet, et on voit vite si on se fait taxer d'intello ou si le sujet intéresse. J'ai pourtant d'heureuses surprises, comme ces deux jeunes au travail l'un passionné par Kafka et l'autre de littérature grecque. Même si ce ne sont pas mes univers, j'aime discuter avec eux de ce qu'ils y trouvent, de ce que ça leur apporte, et souvent je finis par essayer. Pour la fantasy par exemple, jamais je n’aurais lu David Gemmel, si on ne m’en avait pas parlé avec enthousiasme.

Le blog facilite ces échanges et ce partage, et c'est ainsi que Vyvy m'a recommandé et prêté l’Equilibre du monde. J’ai mis du temps avant de le lire car j’avais quelques romans en stock, soumis aux délais de la bibliothèque. Quand je l’ai commencé j’ai été un peu déçue, je ne suis pas entrée dans l’histoire immédiatement. Et quand on voit qu’il y a plus de 800 pages, c’est un peu décourageant. J’ai oscillé entre plusieurs lectures, et soudain, le charme a opéré.

lequilibre_du_monde

L’équilibre du monde, c’est l’histoire de Dina, Maneck, Ishvar et son neveu Om, issus de milieu sociaux tellement différents qu’ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Pourtant ils vont réussir à former un improbable et précaire havre de paix dans l’Inde des castes en pleine mutation économique et politique. Sans complaisance, et bien loin de Bollywood, ce roman est une jolie découverte.

Complètement dépaysée et très ignorante de l'histoire comtemporaine de l'Inde, j’ai eu envie d’aller relire le blog d’une amie journaliste qui a vécu quelques mois à Pondichéry.

(c'était un peu 3615 MAVIE, ce post)