"C'est super!", "J'ai adoré", m'a-t-on dit dans mon entourage. Les critiques littéraires le qualifie d'"hypnotique", "remarquable", "surprenant". Pourtant je n'avais pas franchement envie de le lire, peut être l'effet de surmédiatisation. Et puis un jour on m'a prété 1Q84 de Haruki Murakami. 

1Q84

C'est peu dire que j'ai été déçue. Alors je cherche pourquoi ce roman fleuve (3 tomes de 600 pages chacun) ne m'a pas plu. Certes les histoires de monde parallèle, ce n'est pas tellement mon truc, mais si je ne suis pas une adepte de la littérature fantastique il m'arrive d'apprécier certains romans de ce genre. C'est plutôt l'accumulation de thèmes clichés (secte, viol, enfance malsaine) associée à des personnages trop normés qui n'a pas fonctionné pour moi. En gros les méchants sont moches, les héros sont beaux - enfin pardon ils ne sont pas beaux mais on nous répète a de nombreuses reprises que la nana est hyper bien foutue et que le gars est plutôt banal mais qu'il attire énormément les femmes. A cela s'ajoute un style littéraire bien trop chargé ( je n'ai pas compté le nombre de fois où "le sommeil la visite" - essayez pour rigoler un matin de dire à votre entourage "ouh le sommeil m'a visité tard cette nuit" et vous comprendrez ce que je veux dire) en répétition et longueurs à mon goût (on nous décrit par exemple ce qu'il se cuisine à manger puis comment il le mange et de quelle façon il fait la vaisselle aaaah ça je suis désormais calée sur ce qui se mange avec une soupe miso)  alourdissant l'ensemble. L'intrigue ne m'a pas paru extraordinaire : une histoire de "little people" qui font "hoo hoo" et de destins qui se croisent sans surprise.

Alors certes ce n'est pas si catastrophique que cela puisque j'ai quand même terminé les trois tomes, mais j'ai vraiment du mal à comprendre l'engouement, d'autant plus que la fin laisse le lecteur sur sa faim. Peut être pour un éventuel 4ème tome?