Un village de pêcheurs sur les côtes islandaises, il y a plus d'un siècle. Parce qu'ils préfèrent s'en remettre à Dieu qu'apprendre à nager, nombre d'entre eux périssent noyés, ajoutant ainsi la fatalité dans un milieu déjà très hostile. L’atmosphère est posée dès les premières pages : entre la mer glaciale et montagnes menaçantes on survit plus qu'on ne vit. La force d’affronter l’austérité de cette vie de labeur, Barour la puise, lui, dans la littérature et la poésie, à la fois source d’évasion et espoir d’un avenir meilleur.  Et pourtant cette passion le conduira à sa perte.

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Premier roman de l’auteur islandais (depuis deux autres romans ont été publiés), je l’ai découvert en déambulant au rayon poche d'une librairie puisqu’il vient de paraître dans ce format. L’écriture poétique s’accorde parfaitement au thème du deuil, l’originalité de la narration (une deuxième voix dans de courts chapitres signalés en italique) et la sensibilité et la compassion qui se dégagent de ce livre en font assurément une pépite à ne pas manquer. Je ne serais pas surprise qu'il fasse l'objet d'une adaptation cinématographique, et pour ma part cela aurait gâché ma lecture tellement j'ai pris plaisir à imaginer ces paysages inconnus.