J'avais ce roman dans ma table de nuit depuis longtemps et en cherchant quelque chose de léger à lire, je me suis rappelée que Marie m'avait dit que c'était une lecture facile. J'ai surement pas mal d'imagination puisque ce livre ne m'a pas été prêté par Marie, qui ne l'a donc jamais lu: que le propriétaire se manifeste...

Le bonheur conjugal

Je vais faire assez court car je n'ai pas aimé, ce qui me désole: j'avais lu avec plaisir du même auteur (il y a très longtemps) Cette aveuglante absence de lumière.

Dans Le bonheur conjugal, le narrateur raconte le délitement de son couple: l'analyse des moments-clé qui l'ont fait basculer de l'amour évident à une détestation profonde de l'autre convainc au départ. Rapidement cependant je ne me suis pas retrouvée dans ce récit cumulant les clichés sur l'homme infidèle. L'énumération de ses maîtresses, qu'il comble évidemment de plaisir et qui sont toutes exceptionnelles est particulièrement désagréable tant le récit reste superficiel. La deuxième partie n'est pas moins caricaturale: c'est au tour de sa femme de prendre la parole, et elle se pose en épouse bafouée et trompée, avec une fin décevante et incongrue.

J'attendais une introspection plus profonde et un récit qui sortirait des sentiers battus - mais peut être que le désamour n'est que cela, une succession d'étapes vers le pire?

On pourrait avoir une autre lecture de ce roman en s'imaginant que la première partie est le manuscrit d'un peintre en mal de reconnaissance suite à son handicap, et la partie écrite par sa femme comme un droit de réponse qui met à mal l'image que se construit le peintre. Malheureusement la forme et le fond ne m'ont pas embarquée dans cette version du récit.