Un article élogieux sur le site de l'Express m'a fait découvrir cette pépite effectivement passée inaperçue dans la rentrée littéraire de septembre.

les cosmonautes ne font que passer

Dans le crépuscule de l'ère communiste, une petite fille rêve de devenir cosmonaute, une vocation née de l'admiration de son grand-père et de tout un Bloc pour Youri Gargarine. La transition de la Bulgarie vers un nouveau régime politique accompagne son passage à l'adolescence, elle-même allégorie de ce changement historique. Rêves, désillusions, bouleversements des repères : le ton léger et naïf souligne l'obscurantisme culturel, le tutoiement (perturbant au départ) crée une intimité avec la narratrice dont la jeunesse permet une certaine fantaisie. C’est à la fois drôle, bienveillant et éclairant. Le brin de folie de ce premier roman très réussi m’a rappelé les écrits de Milena Agus.