ChristopheOnoDitBiot

J'ai écouté Christophe Ono-Dit-Biot interviewer Philippe Besson lors du Fnac Livre Festival, en septembre : que ce soit avec Plonger ou avec Se résoudre aux adieux, j'ai été touchée par la façon dont ces deux auteurs évoquent la séparation et les chemins qui s'éloignent. J'ai pourtant mis un peu de temps avant d'ouvrir Croire au merveilleux: ce titre remarquable méritait de le lire au bon moment. 

"Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous"...

Croire au merveilleux

Si dans son roman précédent l'auteur mettait à jour les incompréhensions et les non-dits qui conduisent le narrateur à perdre l'amour de sa vie Paz, avec Croire au merveilleux, il sonde cette fois-ci le travail de deuil. La disparition de Paz et le silence lui semblent insurmontables: César s'apprête à commettre l'irréparable. Et puis, au milieu des nuages, une magicienne apparaît et lui sauve la vie. D'Amalfi à Palma ;-) en passant par Paris, Christophe Ono-Dit-Biot célèbre le pouvoir de la littérature et des mythes. Trouver au fond de soi les ressources pour se relever: et si croire au merveilleux, c'était s'autoriser à redevenir soi-même? Une ode à la spontanéité et l'élégance, en évitant l'écueil de la superficialité. Un défi relevé par ce récit érudit et plein de poésie.

"Je me suis allongé une dernière fois sur les carreaux brillants, en regardant le ciel. Comme on le faisait elle et moi, jadis, du temps où sa respiration rythmait ma vie.

Heureux, trois fois heureux, tu seras dieu de mortel que tu étais."

Et on écoute quoi avec cette lecture? Eh bien ça ou ça (<3)

"C'est leur légende. Mais moi ça me plaît, parfois, de croire au merveilleux."