Résurgence d'une discussion datant de plusieurs semaines avec Quentin sur le rap,  j'ai cliqué sur le lien Konbini "les 5 livres à dévorer si tu as écouté en boucle le dernier Orelsan" par curiosité. Le nom William Boyd a immédiatement attiré mon attention, je garde un très bon souvenir d'Orages Ordinaires (ce titre me plaît infiniment).

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Dans Tous ces chemins que nous n'avons pas pris, le point commun des nouvelles est l’élément perturbateur: ces grains de sable qui changent irrémédiablement le cours de notre vie. 

Entre hasards, imprévus et décisions absurdes ou précipitées, ces récits nous invitent à la bienveillance sur nos propres erreurs et à l’optimisme quant aux surprises que nous réserve la vie. J’ai pris beaucoup de plaisir avec les personnages finement ciselés, manquant souvent de clairvoyance: des rêves de Bettany Mellmoth aux tribulations d'Alec Dunbar en passant par la correspondance d'un réalisateur dans le creux de la vague, la maîtrise narrative de William Boyd convainc même si au final on regrette que chaque personnage ne soit pas l’objet d’un roman - on retrouve d’ailleurs dans la dernière nouvelle le rythme et le suspense d’Orages Ordinaires.

Enfin on appréciera aussi l’humour so british de William Boyd que ce soit lorsqu'il assouvit nos fantasmes de petites vengeances mesquines ou en égratignant le monde du cinéma et des arts dans lequel il évolue - j’ai ainsi découvert qu´il avait adapté un roman de Mario Vargas Llosa, ce qui évidemment me le rend encore plus sympathique.