Allez, je me remotive pour écrire à nouveau ici et partager avec vous mes derniers coups de cœur littéraires.

On commence avec un OLNI: grâce au compte Instagram de François-Henri Désérable, j’ai découvert la revue Décapage qui existe pourtant depuis 2001. Le jeu de mot de son intitulé m’a immédiatement attirée, présageant d’un second degré subtil. 

j’ai bien fait de suivre mon intuition: en ouvrant l'enveloppe au discret tampon Flammarion, je découvre un joli objet, plus proche du livre que du magazine. Les couvertures des numéros 58 et 59 que j’ai commandés ont été réalisées par Charles Berberian.

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J’ai été vraiment stupéfaite par la qualité de ce périodique dont l'originalité se vérifie tant dans la forme que dans le fond.

Des sujets qui peuvent paraître futiles mais qui ne le sont pas tant que ça: qui ne s’est jamais interrogé sur le sens d’une dédicace? Et on trouve pèle-mêle le prix de la page 111 avec ses statistiques étonnantes, un magnifique autoportrait de Nathalie Kuperman dont on a envie de lire tous les bouquins (avec une mention spéciale à la parties "la petite fabrique des romans" qui lui laisse de l’espace pour s’exprimer sur chacune de ses publications), des critiques de livres en BD, des nouvelles, des auteurs connus, d’autres tout jeunes mais déjà prometteurs... Bref, de l’inénarrable Courriers des lecteurs à ne pas manquer en début de revue aux conseils de lecture qui la clôture, vous trouverez dans ces 170 pages éclectiques de l’audace, de la légèreté, de l’auto-dérision, beaucoup d’humour, de la poésie aussi... Les auteurs qui collaborent à Décapage semblent vraiment se faire plaisir et ça se ressent dans leurs textes. C’est simple, en refermant le numéro 58, pour la deuxième fois de ma vie je crois*, je me suis dit: « voilà le métier que j'aurais aimé faire: créer cette revue ».

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Bravo à son créateur Jean-Baptiste Gendarme. 

Vous trouverez le sommaire détaillé de chaque revue sur le site internet de Décapage. Certaines librairies la distribuent mais le plus simple reste de commander en ligne.

* La première fois c’était à six ans en assistant de façon complètement fortuite à un entrainement de la Patrouille de France dans le ciel nîmois. Et je reste encore persuadée que j’aurais été heureuse d’être pilote de chasse.

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