Dans une conversation, soudain, Stenka Razine surgit des profondeurs d’un poème de Maïakovski qui influença Noir Désir : cet enchaînement improbable ne pouvait pas me laisser indifférente et en découvrant la couverture désuète du recueil, l’écho du titre m’a faite sourire.  Un bon présage.

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Au fil des pages je découvre les écrits de Maïakovski, révolutionnaire, amoureux, d’une intelligence perçante et dont certains poèmes sont aujourd’hui encore d’actualité, chose surprenante pour un écrivain aussi engagé dans son époque (lisez Les enréunionnés ou encore un de mes préférés En bons rapports avec les chevaux)…

A la fois sombre et éclatant, Maïakovski étonne à chaque page : à travers ses mots on devine une pudeur et une fragilité qui contraste avec son intransigeance.

Quand apparaissent les poèmes « en escalier » les similitudes avec Apollinaire ne font plus de doute: outre la mise en forme du poème ils partagent un attrait pour le  réalisme, eux qui vécurent des périodes d'instabilité déterminantes (première guerre mondiale pour l'un, révolution russe pour l'autre) ainsi qu'un esthétisme des mots et de leur musicalité - je vous invite à lire certains poèmes à haute voix pour mieux apprécier cette dimension.

Une personnalité troublante, la Russie, son intérêt pour ce poète : tout me pousse à approfondir ma connaissance de Maïakovski. 

A écouter:

Robert Littell sur France Culture au sujet du roman qu'il a consacré à Valdimir Maïakovski 

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