Les enfants de Cadillac font aussi partie de la moisson parentale de la rentrée littéraire.

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Avec ce premier roman François Noudelmann retrace le destin de sa lignée paternelle: Chaïm, son grand-père et Albert/Philippe, son père, tous deux menacés à deux périodes différentes par leur appartenance à la religion juive. Héritier de cette histoire, François Noudelmann décrypte leur relation ambigüe à la France et s'interroge sur son identité et les résurgences d'une forme d'insécurité dans son propre parcours.

Le récit dénué de poncifs psychologiques est d'autant plus percutant qu'il ne donne aucune formule magique et nous autorise ainsi d'y piocher ce qui nous parle. Bien sûr, il y a toujours ce fil rouge présent ces derniers mois dans mes lectures sur l'appartenance à un lieu mais aussi en filigrane un message fragile et peut-être dérisoire ou vain de la difficulté de se connaître soi-même et les raisons qui nous poussent à adopter certains comportements. Une lecture qui nous rend plus sensibles aux autres et à ce qui les constitue, plus indulgents et tolérants en quelque sorte et cette raison seule suffirait à la recommander.