# 500 Là où tu vas, Etienne Davodeau
Je suis très contente d'écrire ce cinq centième post avec le nouveau roman graphique d'Etienne Davodeau: c'est un genre que je lis peu mais cet auteur a l'art de traiter des sujets intimes avec un impact universel, et c'est souvent ces qualités que je recherche dans mes lectures.
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Là où tu vas, c’est à la fois là où va chaque jour la compagne du dessinateur qui accompagne les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou assimilée et leur famille, c’est aussi là où nous allons en grande majorité puisque la plupart d’entre nous seront concernés par ces pathologies directement ou en qualité d'aidants.
Il était donc urgent qu’un livre adapté au grand public traite de ce sujet. La force de ce récit réside dans l'alternance entre des situations concrètes, des outils pour adapter notre comportement et une réflexion humaniste sur la mutation profonde de notre société vieillissante. C’est donc un ouvrage d’utilité publique sur les pistes à explorer pour la prise en charge de ces pathologies et de la fin de vie en général mais aussi un manuel qui soulagera peut-être les proches qui y sont confrontés : j’ai pour habitude de dire que la génération de mes parents est une génération sacrifiée sur ce sujet : elle qui a vu à la fois les fratries fondre, en concentrant ainsi la charge matérielle et mentale, en devant gérer l’éloignement puisqu’on ne vit plus à proximité de ses parents, avec une offre de soins et d’établissements très inégale et globalement une solitude énorme face à la détresse à la fois des aidants et des malades.