# 514 Le Palais, François-Henri Désérable
Je saute dans la 17ème année de ce blog avec u
n auteur que j’aime beaucoup : François-Henri Désérable, le hockeyeur devenu écrivain après avoir découvert la littérature à 18 ans. Je précise ce CV parce que quiconque manque de second degré pourrait prendre son éloquence et sa culture pour de la pédanterie, là où j’y vois moi une urgence à rattraper le temps perdu, celui de l’adolescence où je pouvais m’enfermer des heures avec Zola, Steinbeck ou Dumas.
Nous partageons le même goût pour certains auteurs contemporains : Miguel Bonnefoy, Emmanuel Carrère, Jean Echenoz… et j’aime son humilité, son sens de l’ironie et son écriture facétieuse qui mettent de la légèreté dans ses propos très documentés.
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Avec Le Palais, François-Henri Désérable reste dans la veine historique qui fait sa signature en nous racontant l’histoire des vignobles, et en premier lieu celui de la Bourgogne, et les subtilités de l’œnologie à travers son personnage principal Arun, doté d’un palais absolu. La première partie a des airs d’un manuel type « Le Vin pour les Nuls » émaillé d’anecdotes réjouissantes.
Puis, la narration prend l’allure d’un roman à suspense, on part à New York où se déploie une intrigue inspirée d’un fait réel…
Ce roman m’a captivée, je n’ai pas vu passer les deux fois cinq heures de mon trajet en train et je rejoins les critiques positives sur ce livre où François-Henri Désérable laisse une large part à la fiction. J’ai aussi apprécié les références littéraires, l’analogie avec Le parfum ou le Comte de Montecristo, les détails personnels : la galerie vénitienne, le match de hockey, mais aussi l’anagramme du personnage El Baresed qui porte sa voix naïve. La société du paraître en prend un coup, jusque dans le dénouement qui m’a surprise et nous enjoint à faire preuve d’ouverture d’esprit et de curiosité.
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