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J’ai enfin lu le prix Goncourt 2013, acheté et conseillé par mon Papa, OUF les bonnes habitudes ne se perdent pas ! J’avoue qu’à l’automne le raffut médiatique autour des récompenses littéraires m’a plutôt laissée indifférente, et j’aurais pu passer à côté d'Au revoir là-haut mais c'était sans compter sur ma maman qui me l'a glissé dans ma valise.

Je ne connaissais pas Pierre Lemaître, et je ne suis pas surprise de lire que c’est un auteur de polar. On retrouve dans ce livre le rythme et l’intrigue du genre policier, alliés à la facilité de lecture d’un roman populaire bien écrit. Bien sûr d’aucun diront que les coïncidences sont peut-être un peu trop nombreuses et pénalisent la crédibilité du récit, néanmoins j’ai été absorbée par cette lecture (plus de 500 pages en 48 heures). Des histoires sur la Grande guerre, on n'en manque pas en cette année de centenaire et l’originalité de celle-ci tient véritablement à l’angle d’attaque choisi : ce qu’il advient des soldats après quatre années dans les tranchées. A l’opposé des clichés sur la France qui fête ses héros ou des "années folles" de l’après-guerre, il met l’accent sur une nation en deuil, se préoccupant plus de ses morts que de ses poilus survivants. J’ai particulièrement aimé la première partie du roman, la dernière bataille et la façon dont se scellent les destins des trois personnages principaux ainsi que la description du chaos de la démobilisation. Dans la seconde partie, je regrette le manque de subtilité des protagonistes, à la limite de la caricature, même si cela est contrebalancé par les rôles secondaires et par des faits divers – dont un réel-  apportant un nouveau souffle au récit.