C'est avec un a priori positif que j'ai entamé cette lecture: j'aime le style d'Olivier Adam, sa noirceur aussi... Mais trop c'est trop!

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Antoine est déposé inconscient devant les urgences d'un hôpital de la côté d'Azur: que s'est-il passé cette nuit-là dans ce village paisible et endormi comme peuvent l'être les stations balnéaires en plein hiver? Le vrai sujet du roman n'est pourtant pas tant cette intrigue que les 23 destins qu'elle rassemble. En cela, Olivier Adam est talentueux: il relie les personnages avec dextérité et leur consacre à chacun un chapitre tout en les gardant bien présent dans l'histoire sans jamais nous perdre. Hélas, cette fois-ci l'auteur va trop loin dans le désenchantement et voilà au moins un roman qui porte bien son nom. Le mauvais sort s'acharne sur les personnages, condamnés d'avance par leur immobilisme. C'est peut être cela qui m'a le plus déplu: de cette génération de 30-40 ans qui est la mienne, l'auteur en fait un constat de renoncement, une force d'inertie telle qu'en refermant le livre je n'avais qu'une envie: me plonger dans mille projets pour lui prouver que non, rien n'est écrit d'avance. 

Du même auteur mais en mieux:

- Les lisières 

- Le cœur régulier