Mon amie Cyrielle m'a dit l'autre jour : "c'est bizarre tu aimes tous les livres que tu lis! Ça en devient suspect!".

En réalité, pas du tout, simplement je n'arrive pas à me motiver pour écrire quand ça ne m'a pas plu, pour une fois (et pour ses beaux yeux) je me plie donc à l'exercice.

un roi sans divertissement

J'ai commencé Un roi sans divertissement avec un a priori positif car je gardais un agréable souvenir de L'homme qui plantait des arbres et Les âmes fortes.

C'est difficile de critiquer un roman de Jean Giono, d'autant plus qu'il m'a été fortement recommandé, mais voilà, je n'ai pas aimé: le rythme lent, le schéma narratif trop complexe et la place du discours rapporté, reproduisant un langage parlé qui ne m'est pas familier, m'ont pesé. J'ai attendu le révélateur et rien n'est venu: la place à l'interprétation est trop vaste ou m'a demandé trop d'effort pour que j'apprécie l'ensemble. A trop vouloir décrire l'ennui, l'auteur le provoque: une lecture sans divertissement finalement.

Je suis passée à coté de ce roman.