Après La septième fonction du langage et Un roi sans divertissement, j’avais envie d’un livre plus léger et je me suis souvenue que ma maman puis un collègue m’avaient conseillé les romans historiques de Stefan Zweig. De cet auteur je n’avais lu que Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, il y a longtemps. J’ai opté pour Marie Antoinette par facilité : il était disponible en téléchargement.

Stefan-Zweig-Marie-Antoinette

Fan des romans de cape et d’épée d'Alexandre Dumas, j’ai bien aimé me plonger dans cette période de l’Histoire et approcher la Révolution sous un angle de vue moins idéalisé que d’ordinaire. Pour autant, et tout en éprouvant de la compassion pour son personnage, Stefan Zweig ne transforme pas Marie-Antoinette en héroïne  et insuffle à cette biographie un air de tragédie grecque qui sied bien à un récit dont la fin est forcément connue : malgré les rebondissements elle n’échappera pas à son destin.

Petit bémol, le style est un peu trop ampoulé parfois, et donne un côté naïf à certains passages concernant la vie sexuelle de la Reine. Il n'empêche, cela m’a tout de même interrogée sur la sexualité à une période où la contraception était inexistante et les mariages toujours arrangés…