J'avais offert L'Amie prodigieuse à Marie dès sa sortie en France suite à un article du Monde, elle a lu dans la foulée les trois autres tomes en italien. Il m'a fallu plusieurs mois pour me lancer dans la saga, mais une fois partie, j'ai enchaîné L'Amie prodigieuse, Le nouveau nom et Celle qui fuit et celle qui reste

l'amie prodigieuse

A la fois chroniques de l'Italie de la seconde partie du XXème siècle et roman générationnel, l'histoire d'amitié entre Lila et Lenu mêle avec finesse les destins personnels aux mutations politiques et sociales. Cette lecture m'a d'ailleurs parfois fait penser au Bonheur National Brut de François Roux. Que le récit se situe à Naples a certainement accru mon intérêt, mais même sans cet attrait pour l'Italie du sud  la force narrative de l'écriture d'Elena Ferrante vous emportera aussi. J'ai ressenti un petit essoufflement au cours du troisième tome, certainement dû au fait que je n'ai pas fait de pause entre les volumes. Néanmoins le charme italien de cette saga a vite repris le dessus et j'attends avec impatience la traduction du dernier volume.